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Château Langoa & Leoville Barton

Grands crus classés en 1855 - Saint Julien

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Saint-Julien

“Terroir”

Le sens du mot terroir va bien au delà de sa définition première, qui est le sol. Les notions de climat, de topologie et de géologie se doivent d'y être associées. Bien que quelques producteurs de vin, notamment du nouveau monde, cherchent à minimiser son influence sur la qualité du vin, ils seraient bien incapables d'expliquer d'un autre manière les caractéristiques différentes de Langoa et de Léoville Barton.

Celles-ci ne peuvent se justifier que par l’existence de deux terroirs différents tant les cépages, la conduite de la vigne et les méthodes de vinification sont voisins pour les deux propriétés. Il est également édifiant de constater que l’analyse des deux vins ne met en évidence que des variations infimes en terme de degré alcoolique, d’acidité, de tannins etc... alors qu’ils montrent par ailleurs des personnalités distinctes qui s’expriment par des parfums et des saveurs très caractéristiques. Le sol de graves des deux vignobles repose sur un sous-sol composé d’argile : la profondeur à laquelle on trouve cette dernière et d’autres composants du sol est variable d’une parcelle à l’autre ce qui ne permet pas de définir précisément leur influence sur les deux vignobles.

Un autre facteur agissant sur leur nature est le drainage des sols : si l’on ne peut nier que l’élevage des vins a récemment profité de progrès considérables, la science du drainage était déjà bien comprise et mise en œuvre par nos aïeux. Pour produire un grand vin, les vignes ne nécessitent pas des sols riches produisant de grosses baies très juteuses, ce qui est l’inverse du résultat recherché. Pour les mêmes raisons un excès de pluie n’est pas souhaitable si l’on désire un vin de qualité et il faut donc que l’eau soit drainée par le sol rapidement.

Châteaux Langoa et Léoville Barton peuvent être fiers d’occuper le cœur de l’appellation Saint-Julien généralement considérée comme l’une des meilleures régions viticoles du monde.

1821… là où l'aventure commence

Pour Hugh Barton, le Médoc reste le point d’ancrage privilégie, le noyau dur d’une aventure commencée presque un siècle plus tôt par son grand-père Thomas. Ce sera dans cette région qu’il assouvira son rêve de devenir propriétaire terrien en achetant des vignes. Il jette son dévolu sur Lafite, mais se fait devancer et conclu en novembre 1821 l’acquisition du Château Langoa. Bien que Langoa était appelé à être éventuellement classé troisième Cru par la classification de 1855, ce furent l’architecture, l’élégante façade, l’harmonie des proportions du bâtiment qui séduisirent Hugh.

En 1826, Hugh se porte acquéreur d’un quart de Léoville, propriété dont l’éclatement est dû tout autant à la Révolution française qu’à une succession complexe. En achetant ce qui deviendra Léoville Barton, Hugh n’eut que des vignes, mais il n’avait pas réellement besoin d’un château, possédant déjà celui de Langoa.

Le domaine

Au début du 18ème siècle, Jean-François de Pontet, grand écuyer du roi et gouverneur du Médoc acheta les terres du domaine. L’ensemble de la propriété prit alors le nom de Pontet-Langlois ; Langlois signifiant soit « l'anglais » soit le « gué » (le « guà » en gascon), la propriété étant située sur une croupe graveleuse issue de l'érosion par la rivière le Long.

Le château fut construit en 1758 par Bernard de Pontet avec la particularité d'avoir les chais au rez-de-chaussée. En 1776, la propriété est classée par Labadie à l'attention de Dupré de Saint-Maur, Intendant de la Généralité de Guyenne, au troisième rang des crus de Saint-Julien avec une valeur de 500 livres par tonneau. Le premier étant Léoville (1000 livres le tonneau) suivi de Gruau (Gruaud-Larose) et Branes Arbouet (Lagrange) avec une valeur de 600 livres par tonneau.

En décembre 1821, Pierre-Bernard de Pontet cède la propriété « Langoa » à Hugh Barton pour la somme de 550000 francs, qui la renomme « Château Langoa Barton ». Depuis, la propriété est restée entre les mains de la famille Barton.

Le parc

Au fil des générations successives, Langoa s'est doté d’un superbe parc planté principalement de chênes. Les jardins comprennent un mélange du style classique français avec des buis soigneusement taillés et du style anglais plus décontracté. Les propriétaires actuels Eva et Anthony poursuivent l’embellissement par l’acquisition de représentations en pierres datant des XVIIIème et XIXème siècles.

La cave

Le Château Langoa possède sous les appartements privés, une crypte voûtée où tout est silence et sérénité. Paisiblement, lentement, les meilleurs millésimes de Langoa et Léoville Barton se font perfection.

Intérieurs

La décoration intérieure est un mélange de meubles de styles Louis XV et Louis XVI, de tables et de sièges originaires d’Angleterre et d’Irlande, de lustres scandinaves. Dans le salon, les portraits de Thomas, William et sa femme Grace ainsi que deux représentants de la famille Johnston sont exposés ; dans la salle à manger on trouve ceux de Hugh, de sa femme Anna, de sa fille Susan, de son fils Nathaniel et de la femme de ce dernier, Mary. C’est avant tout une maison familiale où l’on ne cherche pas à respecter les règles strictes de telle période ou de tel style, mais qui reflète, en revanche, les goûts personnels de ses hôtes.

Même si par le passé le manque de chauffage et de confort moderne ont dissuadé les précédents propriétaires d’occuper la demeure plus de quelques mois par an, au moment des vendanges, Langoa est de nos jours le lieu de résidence d’Eva et d’Anthony.

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